Biomecaswing est né en 1998 aux Etats-Unis de la collaboration entre David Leadbetter et Jean-Jacques Rivet autour du désir de mieux cerner la problématique du swing. En l’occurence celui d’un groupe de professionnels attachés à la David Leadbetter Academy de Championsgate (Floride), et ce, afin d’optimiser leurs performances. Depuis l’été 2005, ce concept, dirigé par son créateur JJ Rivet en partenariat avec Adidas qui en a fait son official fitting centre, unique en Europe à Terre Blanche, a vu de nombreux golfeurs européens s’y déplacer. Aux USA, les plus assidus sont Nick Price, Charles Howell III ou Ian Poulter. À Terre Blanche, c’est autour de Raphael Jacquelin, meilleur pro Français au classement mondial, que l’association entre le Biomecaswing et l’enseignement technique du golf conduit par Alain Alberti, a trouvé son harmonie. Créé à l’origine pour les joueurs professionnels, ce concept s’est étendu aux joueurs amateurs car il permet de découvrir comment chaque golfeur s’adapte aux lois de Newton pour effectuer un swing optimal correspondant à ses spécificités morphologiques. Après l’analyse du geste et la détection de la faute technique, se posent deux cas : - soit la faute peut être corrigée en jouant sur les seules capacités musculaires de l’individu et cette solution est validée ; - soit il n’y a pas de solution physiologique et il sera alors défini une autre gestuelle de swing adaptée à la problématique de l’individu. Pour définir les possibilités d’action sur les différentes parties du corps, l’analyse biomécanique va définir les atouts et faiblesses physiologiques de chacun, au travers de nombreux logiciels utilisés pour certains dans le domaine de la préparation olympique, d’autres dans le domaine de la posturologie. Parmi ces systèmes d’évaluation, on peut citer l’Apas (analyse cinématique du geste), Huber de la société LPG (analyse des déséquilibres et de la coordination musculaires), les plateformes de forces Technoconcept… Classiquement, une analyse de la statique se fait en préambule d’une analyse de la dynamique, où les composantes musculaires pour jouer avec les forces de gravité seront la ligne de conduite. On établit ainsi un bilan dynamique individuel qui va servir de base aux discussions entre l’enseignant et le biomécanicien pour profiler le swing d’un élève en s’appuyant uniquement sur ses capacités d’adaptation et non plus en lui imposant des mouvements qu’il est incapable d’effectuer. En effet, combien de golfeurs – depuis les débutants jusqu’aux pros – se disent un jour : «j’ai beau prendre (ou reprendre) des cours, je n’arrive pas à faire le mouvement indiqué par le pro !». Il peut y avoir des quantités de raisons, depuis l’inattention jusqu’à l’incapacité. Contre l’inattention, le manque de conviction ou d’intérêt, il y a peu, sinon pas de solution. Par contre, tout le monde n’est pas Tiger Woods, et chacun a sa conformation personnelle. Elle n’est pas obligatoirement biotypée sur le modèle champion de golf. Il y a bien sûr, les problèmes liés à l’évolution des corps en fonction de l’âge, mais personne n’est parfaitement équilibré et constitué. Des problématiques de torsion ou de longueur dues à la croissance (un bras ou une jambe légèrement plus court) ou des séquelles de tel ou tel accident sont courantes. Tous ces «handicaps », petits ou grands, influent sur le comportement du golfeur et peuvent dérégler son swing, même chez les très bons joueurs. On connaît les déboires de Nick Price, Lee Westwood, Jean Van de Velde et de tant autres. Jadis, certains pros tels le regretté Michel Damiano savaient, par intelligence et observation, qu’on ne peut enseigner la même technique de golf à tous et qu’il faut adapter son enseignement à la morphologie ou au handicap de chacun. À Fayence, le centre biomecaswing est ouvert aux pros, bien sûr, mais aussi aux amateurs qui veulent améliorer leur swing (on y trouve déjà des sportifs comme Patrick Viera, David Ginola, Kevin Keagan ou Jutta Kleinschmidt, vainqueur du Paris-Dakar) ou à des golfeurs souffrant d’un handicap physique plus ou moins lourd ne pouvant pas suivre un enseignement traditionnel. C’est l’enseignement du golf sur mesure !
 
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