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Réduction de l’espérance de vie, diabète, arthrose, cancer, maladies cardio-vasculaires… L’excès de poids est aujourd’hui une véritable menace pour l’organisme. Statistiquement, ce problème touche 1 adulte français sur 3 pour le surpoids (IMC entre 25 et 30) et 1 sur 10 pour l’obésité (IMC supérieur à 30). Loin d’être exclusivement hexagonal, ce fléau est désormais considéré comme une épidémie mondiale par l’OMS : rien qu’en 2005, 25% des Américains étaient frappés d’obésité pour 15% en Angleterre, Allemagne et Pologne !
Le rythme de vie remis en cause Cette hausse sur les balances domestiques tient à plusieurs raisons. Avant tout, à une alimentation excessivement riche (trop de graisses saturées et de sucres rapides). Cette augmentation de la charge calorique est d’ailleurs influencée dès le plus jeune âge par des messages publicitaires pour des produits riches en graisses et en sucres. 2e facteur de surpoids : la baisse de l’activité physique liée au progrès technique (voiture, ascenseur, tapis roulant…) La 3e cause est d’ordre psychologique. Manque, mal-être, séparation, stress… Il est alors fréquent de manger plus que de raison pour compenser. Enfin, 4e et dernier vecteur de surpoids : la prédisposition génétique (moins de 2% des cas).
Les solutions existent Pour remédier au problème de surcharge pondérale, trois grandes solutions se distinguent : l’auto-prescription de produits amincissants, la rééducation nutritionnelle avec un spécialiste et le suivi du «programme national nutrition santé» (PNNS).
CALCULEZ VOTRE IMC Avant de tirer la sonnette d’alarme et de chercher des solutions, il convient d’estimer l’indice de masse corporelle (IMC). Son calcul est simple : poids (kg) divisé par taille2 (m). Exemple : 70 kg / (1,75 x 1,75 m, soit 3,0625 m2 ) = IMC 22,9 (kg/m2). Ne reste plus qu’à déterminer l’état nutritionnel selon la classification de l’OMS :
ETAT ---------IMC Maigreur -----inférieur à 18,5 “Normalité” --entre 18,5 et 24,9 Surpoids -----entre 25 et 29,9 Obésité ------supérieur à 30
A noter que si l’IMC est une méthode fiable pour les adultes de 20 à 65 ans, elle ne l’est, par contre, pas pour les autres tranches d’âge ainsi que pour les femmes enceintes et les athlètes. En outre, même si cet indice reste utile pour se faire une idée globale de la masse grasse, il reste insuffisant pour avoir un diagnostic précis. Le plus important pour cela étant de localiser l’emplacement des tissus adipeux (ventre, hanches, fesses, visage…) et leur quantité.
L’auto-médication : une réponse à court-terme «Il est plus facile de changer de religion que d’alimentation». Cet adage bien connu dans l’univers des régimes est confirmé par le Dr Alain Lecomte, responsable pharmaco-vigilance chez Arkopharma (leader français de l’auto-médication et de la vente de produits minceur). Le médecin complète : «Les habitudes alimentaires sont ancrées très profondément. Elles font partie de l’identité culturelle. Voilà plus de 20 ans que les laboratoires pharmaceutiques du monde entier se sont engouffrés dans cette brèche marketing : proposer des produits amincissants qui n’imposent pas de changement d’alimentation. Une solution pratique. Mais limitée. «Pour le traitement de la surcharge pondérale, l’auto-médication constitue un soutien temporaire mais en aucun cas une finalité» explique le Dr Lecomte. Car sur ce point, il faut être clair : le domaine d’intervention des produits minceur est celui des quelques kilos à perdre. «Les problèmes d’obésité relèvent, eux, de la médecine» tient à préciser le responsable d’Arkopharma. Comment tester ces produits ? Simple : il suffit de se rendre dans n’importe quelle officine où ils sont en vente libre (pas besoin d’ordonnance) et de demander conseil au pharmacien. «Pour le segment minceur, nous avons en pharmacie 30 substituts de repas hypocaloriques et autant de traitements à base de plantes» détaille le Dr Lecomte. 60 références rien que pour un seul laboratoire : impressionnant ! Une bonne santé qui s’explique facilement… Primo, 80% des Français se disent insatisfaits de leur poids. Deuxio : sur le marché des compléments alimentaires, la minceur constitue, et de loin, la plus grosse part du chiffre d’affaires des pharmacies françaises (139 millions Û en 2005, soit +14% par rapport à 2004). Le fonctionnement de ces amincissants : les substituts remplacent avantageusement les repas et les traitements à base de produits naturels (actifs lipolytiques, fibres solubles, plantes à caféine…) détruisent les graisses. Le médecin Arkopharma de conclure : «Dans tous les cas, les cures proposées sont de courte durée. Notre gamme minceur est une aide de départ, elle n’a pas vocation à se substituer à une véritable hygiène alimentaire.»
La rééducation nutritionnelle : une solution à long-terme «Même si le recours à des produits minceur est souvent le premier réflexe, cette approche ne marche pas.» Pascal Bonnefoi, médecin nutritionniste est catégorique : réfléchir en terme de kg ne fonctionne pas. Car si la perte est bel et bien là, la reprise, elle, est directe. Le spécialiste poursuit : «il faut remonter à la source du problème pour l’éradiquer sinon il survient à nouveau.» Bien connu des adeptes des régimes, ce mécanisme (pointé du doigt comme principal défaut des produits du commerce) se nomme «effet yoyo». Le credo des médecins nutritionnistes est tout autre. Il s’agit bien plus, en effet, d’apprendre à stabiliser que d’apprendre à maigrir. Pour ce faire, ces spécialistes proposent une rééducation nutritionnelle. En synthèse : fournir au corps ce dont il a besoin pour fonctionner sans risque de carence tout en se faisant plaisir ponctuellement. «Nous commençons par faire un état des lieux» explique Pascal Bonnefoi, «autrement dit, une enquête sur l’alimentation du patient doublée d’un bilan biologique sanguin ». Il en résulte un programme d’amincissement sur mesure : sachet hyper-protéiné qui rassasie tout en préservant le muscle (phase d’attaque) et rééquilibrage des apports en protéines, glucides et lipides (phase de maintien). La journée-type ? Un fruit, un produit laitier, une boisson et des céréales au petit-déjeuner. Une salade, une viande blanche, un féculent et un fruit au déjeuner. «Une collation dans l’aprèsmidi avec un laitage ou un fruit» complète le spécialiste «Et pour le dîner, c’est la même chose qu’à midi, les féculents en moins. Le corps n’ayant pas besoin d’autant d’énergie pour dormir…» Outre la répartition des nutriments, le nombre total de calories a son importance. Confirmation de Pascal Bonnefoi : «Pour un homme non sportif, la bonne mesure est autour des 2 200 Kcal/jour (1 800 Kcal pour une femme). A répartir sur le plus grand nombre de repas possibles.» En effet, à apport énergétique égal (sans confondre manger et grignoter), un repas/jour tend à faire grossir tandis que 5, 6, 7 voire 8 fait maigrir. Bon à savoir… «La clé de la stabilisation» complète le médecin nutritionniste «réside dans l’activité physique qui permet d’augmenter la dépense énergétique». Moins de IN et plus de OUT : le maintien du poids de forme tient tout simplement au ratio entre les apports et les dépenses caloriques. Dernier point : la surveillance. Pour s’assurer que leurs patients continuent de s’alimenter correctement, une fois atteint le poids souhaité, les spécialistes effectuent un suivi diététique durant autant de mois que de kilos éliminés (exemple : 8 kg perdus signifie une visite par mois pendant 8 mois). Objectif : l’autonomie alimentaire, seul moyen d’éviter toute rechute.
LES RECOMMANDATIONS DU PNNS Fruits et légumes: au moins 5 par jour A chaque repas et en cas de petits creux. Crus, cuits, nature ou préparés. Frais, surgelés ou en conserve Pains, céréales, pommes de terre et légumes secs: à chaque repas et selon l'appétit Favoriser les aliments céréaliers complets ou le pain bis. Privilégier la variété Lait et produits laitiers (yaourts, fromages): 3 par jour Privilégier la variété. Privilégier les fromages les plus riches en calcium, les moins gras et les moins salés Viandes, volailles, produits de la pêche et oeufs: 1 à 2 fois par jour En quantité inférieure à celle de l'accompagnement. Viandes : privilégier la variété des espèces et les morceaux les moins gras. Poisson : au moins 2 fois par semaine Matières grasses ajoutées: limiter la consommation Privilégier les matières grasses végétales (huiles d'olive, de colza...) Favoriser la variété. Limiter les graisses d'origine animale (beurre, crème...) Produits sucrés: limiter la consommation Attention aux boissons sucrées. Attention aux aliments gras et sucrés à la fois (pâtisseries, crèmes dessert, chocolat, glaces...) Boissons: de l'eau à volonté Au cours et en dehors des repas. Limiter les boissons sucrées (privilégier les boissons allégées). Boissons alcoolisées : ne pas dépasser, par jour, 2 verres de vin pour les femmes et 3 pour les hommes (2 verres de vin sont équivalents à 2 demis de bière ou 6 cl d'alcool fort) Sel: limiter la consommation Préférer le sel iodé. Ne pas resaler avant de goûter. Réduire l'ajout de sel dans les eaux de cuisson. Limiter les fromages et les charcuteries les plus salés et les produits apéritifs salés Activité physique: au moins l'équivalent d'une demi-heure de marche rapide par jour A intégrer dans la vie quotidienne (marcher, monter les escaliers, faire du vélo...)
 
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