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GOLF : le Maroc fait son trou
Si on a vu son drapeau hissé plus souvent sur des terrains de foot ou des pistes d’athlétisme, un peu partout dans le monde, c’est parce que, tradition oblige, la culture de ce sport est toute récente.
Le premier terrain de golf n’a en effet été inauguré qu’en 1917 à Tanger (18 trous), ville internationale à l’époque fréquentée par bon nombre d’étrangers, en majorité européens, et leurs diplomates. Jusqu’au début des années 50, il n’y avait pas plus de 5 à 6 golfs dans tout le pays appartenant souvent à des privés. Le deuxième plus ancien, le golf royal de Marrakech (18 trous) datant des années 20, connut d’illustres joueurs comme Lloyd Georges ou Eisenhower mais surtout Winston Churchill. Un habitué du mythique palace «La Mamounia». Une suite portant son nom exclusivement réservée pour lui et lui servant également d’atelier de peinture, a été conservée intacte… Elle semble toujours l’attendre. La légende veut que l’arrivée du premier ministre britannique était annoncée par le carrosse qui le précédait portant ses bagages et ses caisses de whisky.
Pour ancrer ce sport dans les moeurs, les responsables français de la discipline se déclarent constamment disposés à mettre leur expérience vieille d’un siècle au service du Maroc, afin de l’aider à rattraper son retard. Pierre Massie, secrétaire général de la FFG, déclarait récemment à un magazine local que «le Maroc est une destination golfique de prédilection. C’est un eldorado du golf situé à trois heures de Paris, qui dispose d’excellents parcours et dont l’accueil et l’hospitalité sont légendaires.» La fédération va d’ailleurs aider à la formation des arbitres, la direction des clubs et le green keeping.
Le Maroc est une des destinations préférées des golfeurs français : 14% d’entre eux le choisissent pour leurs vacances et 59% des 70 000 golfeurs étrangers qui jouent ici chaque année viennent de l’Hexagone. Bénéficiant d’un climat permettant de jouer toute l’année alors que l’hiver rend les parcours impraticables en France et en Europe, le Maroc, à l’occasion de l’Alpstour, reçoit 200 pros européens pour l’entraînement. Début janvier, une douzaine de pros parmi lesquels Grégory Bourdy et Gwladys Nocera se sont préparés pendant une semaine au Royal Gold Dar Salam de Rabat sous la direction d’Olivier Léglise et Patrick Talon. Tout de suite, les neuf joueurs du pôle France ont pris la relève durant 15 jours encadrés par Patrice Amadieu et Alexandre Bosseray sur les mêmes parcours.
Le Royaume dispose actuellement de 17 golfs qui ne sont d’ailleurs utilisés qu’à hauteur de 27%. Treize nouveaux parcours de 18 trous sont prévus dans le cadre des plans régionaux de Casablanca et Fès et du Plan Azur, avec l’aménagement de 6 stations balnéaires à l’horizon 2010 pour atteindre 10 millions de touristes contre 5 millions actuellement. À cette date, on ambitionne d’accueillir 172 000 golfeurs par an contre 57 000 en 2004. Les recettes générées par cette niche se chiffrant actuellement à 570 millions de dirham devraient atteindre 1,7 milliard de dirham.
«Une fois ce plan réalisé, 867 000 green fees seraient vendues chaque année générant 347 millions de dirham de recette selon Kamil Kholti, responsable de la communication à la fédération royale marocaine de golf, contre 228 000 vendues à 91 millions de dirham en 2004. Il nous précise que le tourisme lié au golf se développe 2,5 fois plus vite et que 10% des golfeurs dans le monde associent leur sport au tourisme et dépensent 30% de plus que les autres touristes.
Depuis 34 ans, le trophée Hassan II qui a eu lieu fin février avec des prix totalisant 500 000 dollars, rend hommage à celui dont l’action pour le golf au Maroc ne sera jamais égalée : feu Hassan II, père de l’actuel souverain. Féru de golf, il ne pouvait concevoir un long séjour loin d’un green pour pratiquer son sport favori. Il en possédait dans l’enceinte même du palais pour jouer le soir avec des amis. Le magnifique 45 trous, (350 hectares, 300 salariés) Dar Salam de la capitale, était devenu une sorte d’annexe du palais et un haut lieu du pouvoir. Recevant ministres, hauts dignitaires nationaux ou étrangers, le roi prenait souvent des décisions, entre deux trous, engageant le pays sur le plan interne et international.
Pour Jean-François Remesy, n°1 français, «les nombreuses soirées organisées pendant le trophée sont plus somptueuses les unes que les autres. On est invité royalement, on n’a pas l’habitude de vivre cela sur les circuits européens». Mohammed Bennani Smirès, président du golf Anfa de Casablanca et de celui de Mohammédia, qualifie les délices de l’accueil ici des golfeurs étrangers de «fchouch» : terme populaire désignant les caprices dont on gâte volontiers les enfants. Il cite pêle-mêle «tous les petits soins dont on les entoure depuis l’avion où la Royal Air Maroc transporte leur sac gratuitement, jusqu’aux chaussures qu’ils retrouvent cirées au sortir de la douche sans parler des nombreux caddy se tenant en permanence à leur service. Au sortir d’un green à Marrakech, le golfeur peut facilement faire un saut en montagne et croiser d’autres occidentaux. Des jeunes à l’allure décontractée, des universitaires souvent, «pèlerins» d’un marabout qu’ils vénèrent près d’Essaouira : «Sidi Kaouki», et implorent pour du vent. Beaucoup de vent, pour des vagues très hautes afin de pratiquer «leur sacerdoce» : le wind surf en face de son mausolée et qui, le temps d’une accalmie, viennent se désennuyer sur les neiges de l’Atlas surplombant la magnifique palmeraie de la ville ocre.
On a critiqué, a priori, et à bon escient la «multiplication» des terrains de golf sous le règne du défunt roi dans un pays à vocation principalement agricole où la sécheresse tend à devenir structurelle. Paradoxe : c’est pourtant grâce à sa politique de multiplication des barrages, autant que celle des golfs, d’une gestion de l’eau où le Maroc est devenu une référence internationale, que le pays a su gérer le stress hydrique. Les 13 golfs en projet n’ont d’ailleurs été autorisés que dans la mesure où leur traitement serait assuré par de l’eau en majorité recyclée et des techniques d’arrosage ultramodernes et avec des types de gazon très économes. Les études préliminaires montreraient en plus qu’«un hectare de golf consommerait beaucoup moins d’eau qu’un hectare de culture agricole pour un revenu monétaire bien plus grand». Sans compter le nombre de salariés autrement plus important par hectare ! «Le problème du gaspillage de l’eau dans un club de golf est un faux problème» nous assure Bennani Smirès sur un ton définitif et un tantinet agacé. Reste à cerner de plus près la comparaison entre une tomate et un trou de golf.
Riad Laora:l'invitation au rêve
Pénétrez au coeur de la médina et découvrez le riad laora : un parfum, une âme, un souvenir déjà incomparable. idéalement situé, à quelques pas de la place jemaa el fna et accessible en voiture, le riad laora vous ouvre ses portes et vous invite à partager sa beauté secrète. dans une ambiance aux couleurs feutrées, le riad laora allie le raffinement d’une maison d’hôte traditionnelle au confort contemporain. calme et douceur de vivre rythmeront votre séjour.
Prestations
• 5 suites 2 chambres
• repas dans le patio, le salon ou sur la terrasse
• massages au riad, hammam dans la médina ou gueliz
• excursions, soirées personnalisées avec décor festif
Riad Laora
1, derb mqqdem - arset loughzail - médina
40008 marrakech - maroc
mobile 00212 (0)66 16 89 82
tél. 00212 (0)24 38 38 18
www.riadlaora.com
Le Maroc entre deux greens
L’implantation des terrains de golf dans les villes impériales, anciennes capitales chargées d’histoire, permet aux golfeurs étrangers d’admirer, entre deux parcours, de nombreux vestiges d’une civilisation millénaire. La place Jemaa El Fna, unique au monde, à Marrakech, avec ses conteurs, ses charmeurs de serpents, dresseurs de singes et autres, au pied du célèbre minaret de la Koutoubia. La vieille médina de Fès, fourmillant d’ateliers d’artisans, la Quaraouiyine, la plus vieille université du monde fondée en 859 par une femme. Meknès et les écuries longues de plusieurs kilomètres pour les 12 000 chevaux du monarque Moulay Ismail, contemporain de Louis XIV. Salé, célèbre ville des corsaires au pied de Rabat… Les délices de l’hospitalité se prolongent dans les fourneaux de la cuisine marocaine, connue pour sa richesse, sa subtilité et sa grande variété. Elle cohabite d’ailleurs en harmonie avec la cuisine française de plus en plus représentée par de grandes toques parfois étoilées dans de célèbres guides. Des ruelles bariolées à l’ombre des hauts remparts aux salles ultramodernes de spa, fitness, thalasso et autres hammam dans la plupart des grands hôtels, il n’y a souvent qu’un saut à faire, de préférence en calèche avec un attelage de fiers chevaux.
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